Créé en 1997, le Comité Chandeleur souhaite,
à travers un important dispositif de communication, sensibiliser
le public aux fêtes traditionnelles de la Chandeleur et de
Mardi Gras, de faire revivre la tradition des crêpes, véritable
patrimoine culturel et gastronomique.
Etymologiquement parlant, la chandeleur, (autrefois la chandeleuse),
vient du mot chandelle...
Elle
est également nommée "Purification de
la Vierge".
Elle commémore la présentation de Jésus au
Temple où il est accueilli par saint Siméon qui prophétise
sa vocation divine et sa mort sur la croix. La fête de la
Purification de la Vierge se situe 40 jours après Noël.
Il s'agissait d'une coutume courante de la vie publique et privée
des Hébreux.
Cette journée porte le nom de Chandeleur
car on conservait les chandelles allumées ce jour-là.
Elles étaient portées dans les églises pour
s'assurer de bonnes récoltes. Le feu de ces chandelles était
sensé combattre les esprits du mal de l'hiver. Les pèlerins
qui se pressaient à Rome à cette occasion amenèrent
le Pape à organiser des distributions d'oublies ou galettes.
Comme de nombreuses fêtes inscrites à notre calendrier,
la Chandeleur recouvre des traditions antérieures au christianisme.
Rappelons que les Celtes célébraient le 1er
février la fête d'Imbolc, rite agraire destiné
à assurer la fécondité et la fertilité.
Les Romains procédaient aussi un rite agraire semblable
connu sous le nom de Lupercales, le 15 février (cérémonie
carnavalesque).
Ces fêtes et rites marquaient normalement la fin de l'hiver.
L'ours était alors largement associé au folklore.
En sortant définitivement ou pas de sa tanière, il
sonnait le glas de l'hiver, sinon celui-ci durait 40 jours encore
!
Les crêpes étaient aussi chargées d'une
forte valeur symbolique puisqu'elles représentaient
par leur forme le disque solaire si attendus pour la reprise des
travaux des champs.
La Chandeleur marque l'ouverture de la période de Carnaval.
C'est en même temps, un signe de renaissance, de promesse
d'avenir. La crêpe est censée exorciser la misère
et le dénuement.
Il faut pour cela garder la première qui sera, tout au long
de l'année, jusqu'à la Chandeleur suivante, garante
de la prospérité. Cette crêpe que l'on ne mange
pas est la survivance du rite de l'offrande. On mettait parfois
un "louis d'or" dans la crêpe. |