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En
Espagne, ce sont les Rois Mages qui déposent des jouets dans
les souliers des enfants, le 6 janvier.
Les trois Rois Mages étaient venus d'Orient, guidés
par une étoile, afin d'apporter des présents à
l'enfant Jésus qui venait de naître.
Melchior, apporta de l'or, Gaspard offrit de l'encens, et Balthazar
une résine parfumée appelée "myrrhe".
Depuis le Moyen-Age, on fête l'Epiphanie en leur honneur le
6 janvier, en mangeant une galette contenant une fève. Cette
coutume française se pratique depuis le XIVè siècle.
Autrefois, on partageait la galette en autant de parts que de convives
plus une, au cas où un étranger ou un pauvre se présenterait
: cette portion supplémentaire était appelée
"part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge"...
Le mot "épiphanie" est tiré du grec
et signifie "apparition". Cette célébration
correspond à la présentation de l'enfant Jésus
aux Rois Mages, et était la date du baptême du Christ.
Depuis le Vè siècle, l'église accorde une grande
importance à cet évènement. Pendant plusieurs
siècles, les chrétiens d'Orient ont célébré
la Nativité le jour de l'Epiphanie. C'est au premier siècle
que l'on avança la date de la naissance du Christ au 25 décembre.
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La
galette des rois est indissociable de l'Epiphanie : l'apparition
de Jésus aux Rois Mages.
Le partage du gâteau est l'occasion d'un retournement momentanée
des valeurs et des hiérarchies, avec la consécration
du Roi d'un jour.
En l'occurence, le tirage des parts donne toujours lieu à
un cérémonial et à la proclamation d'un roi
que l'on couronne sur le champs.
A partir du XIe siècle, les chanoines du chapitre
de Besançon auraient pris l'habitude de tirer au sort leur
futur " responsable " en cachant dans un pain une petite
pièce d'argent. Adoptée progressivement par d'autres
chapitres, cette coutume aurait fini par se généraliser,
avec quelques modifications; en effet, le pain devint galette
ou brioche et quant à la pièce d'argent, elle devint
pièce d'or chez les riches ou fève dans les familles
pauvres.
Cette
tradition semble pourtant s'enraciner plus profondément.
En effet, pendant l'empire romain, vers la même période
de l'année et pendant sept jours consécutifs, de
grandes fêtes avaient lieu en l'honneur de Saturne
(dieu de l'âge d'or qui apporte paix, abondance et prosperité).
Au
cours des saturnales, le tirage au sort accordait à
un roi bouffon l'autorité suprême des maîtres
et esclaves qui se retrouvaient ainsi sur pied d'égalité.
Enfin, le dernier témoignage de ces coutumes était
de bien cacher sous un appétissant gâteau la fève
rituelle : on pouvait trouver une brioche en couronne couverte
de fruits confits dans la France méridionale, ou alors
une galette feuilletée fourrée de frangipane
partout ailleurs.
La
tradition veut que le plus jeune de l'assemblée, les yeux
cachés, appelle les invités au fur et à mesure
que l'on désigne les parts. Le convive qui découvre
la fève est proclamé roi et désigne une reine.
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A
l'origine, une fève (le légume sec) était introduite
dans la pâtisserie. Elle fut ensuite remplacée par
des figurines à l'éphigie des Rois et des sujets en
céramique d'inspiration chrétienne. Sous la Révolution,
ces sujets disparaissent au profit de bonnets phrygiens et de cocardes
tricolores. Les fèves font désormais l'objet de collections
extraordinaires avec des sujets divers et variés.
La fève possède une symbolique de résurrection,
de renaissance et de révélation.
Avant d'être en porcelaine ou en plastique, la fève
de la galette qui désigne le roi de la fête était
réellement une fève. Avant la pomme de terre rapportée
d'Amérique par Christophe Colomb, la fève était
la base de la nourriture des peuples. C'était la première
légumineuse à sortir de terre au printemps, parce
que sa forme et ses multiples enveloppes évoquent irrésistiblement
un embryon, la fève a eu, parallèlement à sa
valeur alimentaire, une signification symbolique importante. Dans
les cultes du printemps, la fève était vénérée
comme le premier don que la terre fait aux hommes.
Le " champ de fèves " des Egyptiens n'était
autre que le lieu où les morts attendaient leur résurrection,
la fève étant l'embryon des enfants à venir.
C'est sans doute parce qu'elle évoquait un passage éphémère
(la mort) que les Hébreux se servirent d'elle pour désigner
leurs élus.
Fèves
noires et fèves blanches servaient ainsi de bulletins
de vote pour toutes les élections : magistrats, chefs de
guerre ou rois des banquets, car aucun festin n'était donné
sans qu'un roi des agapes fût élu. La tradition hébraique
fut imitée par les Grecs, puis par les Romains. Et c'est
ainsi que l'Epiphanie ayant remplacé dans le mode chrétien
les saturnales romaines, la tradition de la fève est venue
jusqu'à nous.
Aujourd'hui,
la fève est devenue un véritable objet de collection.
Plus de 10 000 fèves sont ainsi conservées au Musée
de Blain. Cela constitue un marché qui est en général
organisé tous les ans au mois de mars pour permettre aux
fabophiles de s'échanger leurs plus belles pièces.
Il y a même des revues comme le "fabophile français"
ainsi que de nombreux livres.
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