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Un des plaisirs de Noël, les mets traditionnels...
Il existe des dizaines de spécialités par régions,
surtout en pâtisserie....
Pourtant tous les pays d'Europe n'ont pas tous les mêmes coutumes
culinaires...
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L'Avent
L'Avent
est à l'origine une période
de jeûne. Elle s'est transformée au fil
des siècle en une période d'animation commerciale
et de préparation des festivités. C'est le moment
de toutes les promotions et des dépenses somptuaires. Autrefois,
l'Avent donnait déjà lieu à des distributions
de friandises et de confiseries. Comme pour Halloween,
des groupes d'enfants, les membres de corporations...circulaient
de maisons en maisons pour collecter selon les régions
: du pain d'épice, des bretzels, des fruits secs (noisettes,
noix...), des fougasses....
Les
traditions s'estompent. Les goûts changent. La gourmandise
reste. Les chocolatiers ont pris
le relais. D'abord avec le célèbre calendrier
de l'Avent dont on ouvre chaque jour une niche pour
grignoter un carré de chocolat. C'est aussi la période
des animations-dégustations en grandes surfaces où
des allées complètes mettent en scène
des présentoirs aux décors sophistiqués
chargés de ballotins et d'assortiments.

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La
fête de Noël
Elle est entourée de coutumes plus ou moins récentes.
La maisonnée s'égaie
d'un sapin enguirlandé, d'une crèche, de couronnes
de gui et de houx...Les enfants attendent le passage de Saint Nicolas, du Père Noël,
de Sainte Lucie, Saint Basile, la Befana, des Rois Mages....selon
les régions et les pays. La bûche appartient à la tradition des veillées. A Noël,
elle prend toute sa signification.
Elle était entourée de tout un cérémonial
: choix de l'essence parce qu'elle devait brûler toute
la nuit, introduction dans l'âtre et libation d'huile,
de sel et de vin...Les cendres et les tisons étaient
conservés jusque l'année suivante pour protéger
la maison. Le remplacement de la cheminée par le poêle d'abord, puis le mode de vie citadin sont
à l'origine de la création d'une pâtisserie qui rappelle les origines de cette coutume.
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En France... |
La dinde aux marrons:
Elle constitue le plat de résistance traditionnel du réveillon
de Noël.
Ce volatile, déjà domestiqué par les indigènes,
a été découvert lorsque Christophe Colomb
a découvert l'Am&eacutrique en 1492.
Ainsi, croyant à l'époque découvrir les Indes,
il appellera cette espèce de gallinacés le "polletz
d'Inde" ou "coq d'Inde". De même en
anglais, le mot a été déformé puisque
"turkey" vient de la confusion, au XVIè siècle,
entre des espèces de gallinacés d'Amérique
et d'autres venant d'Afrique, appelée alors "turque".
En 1518 les pères missionnaires Jésuites,
accompagnant Cortès au Mexique pour convertir les âmes
des "sauvages", apprécièrent ce gibier
au point de faire exporter des dindons en Espagne pour la première
fois en 1519, puis dans le reste de l'Europe. En France, ce noble
oiseau a été élevé à la ménagerie
du château de Louis XIV à Versailles...
Cette volaille se mange rôtie, parfois farcie, et sa
chair est très savoureuse. De plus, sa taille en
fait un plat familial idéal, même si depuis les années
trente le gabarit des dindes a assez diminué, avec un élevage
privilégiant des variétés plus petites, plus
adaptées à des familles moins nombreuses et à
des fours moins grands. Mais surtout, ces variétés
arrivent à maturité plus vite et coûtent donc
moins cher à nourrir...
D'autres volailles ont été servies comme plat principal
pour Noël, comme l'oie sauvage ou domestiquée,
appréciée depuis le Moyen-Age en Angleterre, Allemagne
ou dans certains pays scandinaves. Déjà consommé par les Romains, le chapon (jeune
coq castré) connait un nouveau succès lors du festin
du réveillon de la saint Sylvestre.
En
Alsace:
La pâtisserie est également incontournable depuis
des siècles.
On y trouve lors des fêtes de fin d'année des gâteaux
de toutes formes, illustrant les thèmes et personnages
de Noël (nouveau-né, étoile,
sapin, croissant de lune, croix, etc) : les "Christolles"
représentent l'enfant Jésus enveloppé
dans ses langes, le "Mannele"
est tressé comme les bretzels... Depuis le XVIème
siècle, on offre toujours à Saint Nicolas du pain
d'épices, parfumé avec de la cannelle, de
la cardamome, des amandes et du miel, ingrédients incontournables...Les
raisins secs représenteraient les Dominicains, les amandes
les Carmes, les figues les Franciscains et les noisettes les Augustains...
En
Provence:
On conserve le rituel des 13 desserts, personnalisant la Cène avec Jésus et les 12 apôtres.
Composés du traditionnel pain à l'huile d'olive
aromatisé aux zestes d'agrumes appelé "pompe
à l'huile", de confiseries et pâtisseries
locales (comme par exemple les fameux calissons
d'Aix), de nougats noir et blanc,
de fruits confits, en pâte, frais et secs (raisins,
amandes, figues, noisettes symbolisant les "quatre mendiants"
par leurs couleurs sombres associées à celles des
ordres mendiants; noix, dattes, etc),
on les consomme bien sûr en famille, après le gros
souper en rentrant de la messe de minuit... On l'accompagne d'une
boisson chaude, habituellement du vin cuit.
La
Bûche de Noël
Le dessert préféré du repas de Noël
est la "bûche"...
C'est l'historien et pâtissier Pierre
Lacam qui créa un gâteau en forme de bûche.
Les pâtissiers rivalisent d'accessoires pour rendre cette bûche plus vraie que nature : copeaux
de bois en chocolat, neige de sucre glace, champignons fondants,
feuillages en pâte d'amande, nains
bûcherons et leurs outils : hâche, scie... La bûche est donc incontournable
le soir du réveillon de Noël. Seule ombre au tableau
la qualité des bûches industrielles. Sans parler
des prix hallucinants des artisans pâtissiers!
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En
Grande-Bretagne et en Irlande...
Le "Christmas Pudding" accompagne le thé traditionnel.
Les recettes du Pudding se sont maintes fois modifiées au
cours des siècles.
D'abord un simple mélange de blé mondé et bouilli
dans du lait agrémenté d'épices et servi accompagné
de viande, on ajouta progressivement d'autres ingrédients
tels oeufs, pruneaux, muscade, etc. avant d'obtenir au XIXè
siècle le bourratif aliment que l'on connait aujourd'hui.
Autrefois, on commençait sa préparation cinq semaines
avant Noël, le "Stir-up Sunday" (dimanche du mélange),
en mélangeant les ingrédients de base du Pudding :
raisins secs, écorces de fruits (citron, orange, angélique,
ananas), abricots...
Tout un rituel accompagnait la confection du pudding : il fallait
remuer avec une cuillère en bois (en hommage à la
crèche où est né Jésus), dans le sens
des aiguilles d'une montre (correspondant au voyage des Rois Mages,
d'Est en Ouest), tous les membres de la famille devaient y participer,
et les yeux fermés chacun devait faire douze voeux (un pour
chaque mois de l'année) en soulevant la pâte trois
fois!
Ensuite on ajoutait des objets particuliers à la préparation
: une bague, une pièce de 10 shillings
en or, un bouton en argent, un dé à coudre et un petit
cochon! (Chaque surprise avait une signification particulière
: le cochon désignait le gourmand, la pièce prédisait
la fortune, la bague annonçait la personne qui se marirait
dans l'année, le dé à coudre était au
contraire destiné à une vieille-fille et le bouton
à un célibataire!).
Enfin, on enveloppait la préparation dans un torchon pour
qu'elle repose quelques semaines jusqu'au soir de Noël. Le
pudding se servait en dessert, chaud, et surmonté d'une branche
de houx. Parfois, on l'arrosait de punch et on le faisait flamber... |
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En Allemagne et dans certains pays d'Europe...
Une coutume consiste à passer deux journées à
préparer une maison de sorcière composée de gâteaux et friandises, ressemblant à
celle du conte d'Andersen "Hansel et Gretel". On consomme
également le "stollen",
gâteaux aux fruits et au rhum. |
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En
Scandinavie...
On trouve des boissons traditionnelles: "aquavit",
"julmust" (soda vendu exclusivement pendant les
périodes de Noël), "glögg"
(vin chaud) parfumé d'épices et relevé d'alcool
blanc. |
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En Belgique et au Luxembourg...
On croque les "speculoos",
des biscuits en pain d'épices en forme de personnages,
comme Saint-Nicolas. |
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En Suède...
On commence le repas par une entrée spéciale : du
hareng mariné aux oignons accompagné de blinis avec
de la crème, de cornichons malossol ou de pain noir... |
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Au Portugal...
On mange de la dinde rôtie et des pâtisseries garnies
de miel, d'amandes et de cannelle. |

En Norvège...
On déguste bien sûr le saumon
fumé Gravlacks, spécialité du pays.
Elevé dans les eaux froides des Fjords, sa chair est très
tendre et fondante, de couleur rosée. Le saumon fumé
d'Ecosse, qui grandit dans les eaux des "lochs", est
plus orangé, la couleur de la chair variant selon les origines,
l'alimentation et la méthode de fumage.
Depuis des siècles, la coutume du "julebord" a lieu depuis des siècles en Norvège, le 25 décembre
: après l'office religieux, les familles et amis proches
mangent ce copieux déjeuner constitué de croquettes
de farce de porc, carré de porc caramélisé
à la sauce aigre-douce, saucisses, "pinekjott",
choux farcis, "lutefisk" (morue séchée,
marinée, et servie pochée), fromages, fruits, crème
aux mûrons arctiques, "lefser" (gâteaux
secs), "flatbrod" (pain traditionnel) et diverses pâtisseries.
Les boissons traditionnelles accompagnant ce plantureux repas
de fêtes sont l'"aquavit" et la bière.

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Italie...
Le dessert traditionnel est le "panettone", sorte de
brioche aux recettes sont variées... |

En Espagne...
On fête la "noche buena" en famille, "bonne
nuit" de la naissance de Jésus, et l'on mange du "pavo"
(dindon farci) et du "besugo" (dorade rose). |

En Grèce...
On prépare toujours les biscuits moelleux appelés
"kourabiedes" pour les fêtes de fin d'année. |
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