| Le calendrier chinois est à l'origine un calendrier lunaire: il tient compte de la marche des deux grands régulateurs de la nature, le soleil et la lune , et sur des règles astronomiques : les lunaisons.
Chaque mois d'une année lunaire, longue de douze mois, débute par une nouvelle lune et dure vingt-neuf à trente jours. Les mois n'ont pas d'appellation particulière, ils sont désignés numériquement, en fonction de leur ordre d'apparition dans le temps. Certains mois toutefois, selon qu'ils comportent vingt-neuf ou trente jours, sont appelés « petit mois » ou « long mois ».
L'ensemble des douze lunaisons totalise un nombre de trois cent cinquante quatre jours, auxquels il manque onze jours pour coïncider avec l'année solaire.
La solution pour les chinois fut d'intercaler un mois supplémentaire tous les deux à trois ans, qui serait annoncé par l'almanach.
Ce mois supplémentaire n'est pas inséré à la fin de l'année lunaire (un treizième mois): mais entre deux autres mois, pour qu'il y ait deux sixième mois, ou deux troisièmes mois etc.
De cette manière, le solstice d'hiver tombe toujours dans le onzième mois, l'équinoxe de printemps dans le second, le solstice d'été dans le cinquième et l'équinoxe d'automne dans le huitième.
Pour des considérations astrologiques, le système d'intercalation ne peut s'appliquer entre le douzième et le premier mois, ni dans une période durant laquelle le soleil passe d'un signe du zodiaque à un autre.
Donc il y a un calendrier lunaire dont le premier jour de l'année fluctue d'une année à l'autre... |